Couv-Hooper

Exposition Hopper au Grand Palais, enfin !

Enfin ! Oui enfin nous avons pu voir la rétrospective du Grand Palais qui fait tant parlé d’elle : HOPPER ! Rappelez-vous, il y a quelques semaines, nous vous avions annoncé en fanfare sur notre page Facebook notre visite, puis notre déconfiture suite à la fermeture des visites pour cause de « il est 21h et il y a encore 1h30 de queue donc c’est mort ». Finalement, suite à la prolongation de l’exposition jusqu’au 3 février et à la réouverture de la vente de billets coupe-file, nous avons enfin pu profiter hier soir à 20h de l’exposition dont le Tout-Paris parle !

Hopper - Frélie

L’exposition débute par une frise chronologique nous narrant en une dizaine de dates clés la vie et l’œuvre de Hopper, les différentes salles reprenant ensuite ce déroulé temporel. C’est ainsi qu’au delà du peintre, nous avons découvert un artiste d’abord formé aux formats publicitaires gagnant sa vie avec des illustrations, preuves d’une Amérique plutôt capitaliste ! Nous avons aussi pu admirer les gravures d’Edward Hopper comme si les tableaux étaient figés de noir et blanc, puis viens enfin les peintures plutôt figuratives.

Nous sillonnons donc l’exposition plutôt bien construite entre paysages déserts, personnages déprimés et généralement esseulés et immeubles aux lignes oblongues. L’influence américaine a tellement de pouvoir sur notre société que les scènes de vie représentées ici nous semblent familières. Mais à y revoir de plus près, c’est surtout l’Amérique plutôt « vintage » qui est à l’honneur grâce à des lumières magnifiquement sublimées. Enfin, nous avons été frappé par l’aspect solitaire du sujet que cela soit des personnages ou des maisons. On imagine très bien Hopper installer son petit atelier à un endroit où rien ne tend à nous arrêter tellement la banalité du paysage nous laisse coi. Hopper aurait pu être le peintre de Wisteria Lane, à n’en point douter (surtout que tout le monde regarde par la fenêtre) !!

Hopper Frélie

L’expo a donc été une belle découverte pour nous, d’autant plus que les différentes introductions présentes dans chacune des salles permettent aux visiteurs de mieux comprendre les œuvres, le contexte et la démarche de l’artiste. Il est toujours intéressant, selon nous, d’enrichir le contenu d’une exposition d’explications et d’éléments chronologiques sous peine le cas échéant de priver une grande majorité des visiteurs des éléments nécessaires à l’appréciation d’une œuvre.

Hopper Frélie

Hopper Frélie

C’est aussi une réussite tellement énorme que le Grand Palais en est à ouvrir le musée 24/24h les trois derniers jours. Tous les billets coupe-file sont d’ailleurs déjà réservés depuis maintenant belle lurette ! Mais en sortant de l’exposition, nous nous sommes interrogées sur ce peintre qui, soyons honnêtes, nous était jusque là relativement inconnu : qu’est-ce qui fait que cette exposition est un véritable succès ? On pourrait croire que nous étions des aficionados d’Hopper et qu’enfin le peintre jouissait d’une belle aura Parisienne à la hauteur de son talent ! Mais non, Hopper ne figurait pas dans la liste de nos référents artistiques, nous avons donc suivi l’engouement général…

C’est donc en toute logique, que l’on doit admettre, pour les bobo branchouilles que nous sommes, portées par un élan mondain et une vague médiatique, que c’est l’expo de l’année à ne pas manquer. Faites le tour de vos connaissances entre ceux qui ont été la voir et ceux qui veulent la voir à tout prix ! Les absents vous diront qu’ils sont dégoutés de ne pas avoir leur « sésame » (ah ah ah sésame… carte sésame…. bon j’arrête). Parce que la bienveillance commune nous oblige quelque part à rendre visite à ces œuvres, parce que ça fait toujours bien de dire « nous y sommes allé et nous avons trouvé ça tellement mystique ». C’est certain, dans quelques années on oubliera les longues semaines d’attente et la foule présente hier soir. 2013 sera l’année Hopper comme il y a eu d’autres artistes les années précédentes !


4/5

En bref, nous sommes donc ravies d’avoir découvert ce peintre et de pouvoir dire « On l’a fait ! ». Si vous faites partie des malheureux qui n’ont pas encore pu voir l’exposition, sachez que celle-ci est donc ouverte de vendredi 9h00 à dimanche soir 23h00 non-stop (oui, oui même à 4h30 du matin…). Il n’y a plus de billets coupe-file mais la billetterie sera également ouverte non-stop, ça vaut peut-être le coup de tenter sa chance !


L’info en plus
Si vous avez un Mac, allez dans Préférences Systèmes > Bureau Economiseur d’écran > Rubrique Art. Que voyez vous ? 😉

INFOS PRATIQUES
 

Exposition Edward Hopper – Grand Palais
3 avenue du Général Eisenhower – 75008 Paris (Entrée : Square Jean Perrin)
Du samedi 26 au jeudi 31 janvier : de 9h à 23h // Puis jour et nuit du vendredi 1er février 9h au dimanche 3 février 23h
Tarif plein : 12 € / Tarif réduit : 8 € (13-25 ans, familles nombreuses, demandeurs d’emplois) / Tarif Famille (2 adultes + 2 jeunes à partir de 13 ans) : 32 € soit une entrée jeune offerte
Gratuit : pour les moins de 13 ans, bénéficiaires du RSA et du minimum vieillesse
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Frélie

Frélie

Frélie, c’est nous, deux amoureuses de Paris. Nous aimons arpenter les rues de la capitale, toujours à l’affut de petits coins charmants et peu connus, adorons les musées (et un peu moins les longues files d’attente des expos) et cherchons dès mercredi les bons plans du week-end. Et si on aime cela, on se dit qu’on ne doit pas être les seules… Frélie c’est un blog culturel mais aussi et surtout une façon de voir Paris autrement.

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