Gare de Lyon Frélie

Visite de l’horloge de Gare de Lyon

Après avoir longtemps rouspété sur le mode de réservation qui part en 2.5 secondes, c’est plus fort que nous, nous avons signées pour cette 5ème édition de Paris Face Cachée. Et croyez bien que je ne m’y suis pas collée le jour de la réservation : j’ai envoyé Lie faire face à l’interminable attente, à la réactualisation du F5 et au mystérieux panier au décompte trompeur (!)

Bref passé cette petite contrainte administrative, cette année est plutôt une bonne récolte puisque nous nous sommes inscrites à la visite de l’IRCAM, à une visite spectacle dans le 20ème et à la visite de la tour de la Gare de Lyon.

 

C’est cette dernière visite sur laquelle je compte m’attarder ici. On l’aperçoit de loin, on cherche sa haute tour comme repère lorsqu’on va à la Gare de Lyon, bref comme tout parisien qui se respecte, visiter le beffroi de la Gare de Lyon me semble une occasion INCROYABLE et UNIQUE !

Rendez-vous au pied de la tour de l’horloge ! Petit groupe de 10 personnes, nous entrons dans l’antre qui se constitue d’un escalier avec un ascenseur central. Le style est art-déco et les initiales PLM ornent l’ascension plutôt facile. Chose assez étonnante, chaque étage donne sur des entreprises dont le fameux restaurant « Le Train Bleu« . Moi qui m’attendais à une ascension des plus pénible digne des phares bretons, c’est raté !

 

Gare de Lyon Frélie

 

Après un petit passage dans un couloir, nous franchissons une petite porte donnant sur une salle « industrielle » à souhait. C’est là que notre visite commence véritablement avec la salle des drapeaux.  Récemment restaurée, nous découvrons la salle où sont entreposés les drapeaux utilisés pour orner la façade de la Gare lorsque c’est nécessaire. La mise en scène est surprenante, puisque de vieux drapeaux y sont exposés notamment celui de l’URSS ou encore un drapeau des USA avec deux étoiles ajoutées à la va-vite.

 

Gare de Lyon Frélie

 

On continue à monter pour arriver à la salle supérieure, juste située dans la partie basse des cadrans. Pièce sans véritable cachet, mais qui, je ne sais pas pourquoi, dégage une atmosphère charmante du début du siècle. Au centre, trône un escalier en colimaçon d’époque et accrochées sur les murs, d’anciennes publicités destinées à promouvoir le fameux PLM : Paris Lyon Méditerranée. Nous apercevons, derrière des verres fumés, l’ombre des aiguilles bouger. Nous y apprenons que la clientèle était plutôt aisée et majoritairement anglo-saxonne. Lors de sa construction pour l’exposition universelle de 1900, c’était la tour la plus haute après celle de Big Ben. À partir de cette pièce, la structure du bâtiment est comparable à celle de la Tour Eiffel : en acier et rivets. Tout ce qui est en pierre est uniquement là pour faire joli 🙂

 

Gare de Lyon Frélie

 

Nous montons un étage supplémentaire pour nous retrouver au cœur des cadrans mais sans en voir la totalité. Oui, car ils sont tellement grands que nous ne pouvons les voir en entier de l’intérieur. Nous sommes au cœur des 4 mécanismes, désormais automatiques, fonctionnant grâce à un émetteur d’ondes radio situé en Allemagne près de Francfort. Devant les cadrans se trouve une sorte de roue composée de néons permettant à l’horloge de s’allumer dès que la nuit tombe. Mais jusqu’en 1929, il s’agissait d’éclairer les cadrans avec 250 becs à pétrole. Le système de la roue permettait de tous les allumer en faisant tourner le mécanisme, ingénieux !

 

Gare de Lyon Frélie

 

Parlons rapidement de la dimension de horloges qui est assez impressionnante et dont on ne se rend pas trop compte d’en bas. Dès leur construction, les horloges étaient les deuxièmes plus grandes du monde, après celle de Big Ben. Chaque cadran à un diamètre de 6.4 mètres avec 140 m2 de vitraux. Son aiguille des minutes mesure 4 mètres et pèse 38kg. Pour les petites heures, seulement 2.8 mètres et 26 kg. Enfin dans un souci de proportion gauche/droite et donc d’esthétique le chiffre 4 est écrit IIII et non IV (jetez un coup d’œil aux horloges du Musée d’Orsay qui présentent les mêmes caractéristiques).

 

Gare de Lyon Frélie

 

Nous reprenons notre escalier central pour monter dans la dernière pièce tout en haut. Le haut des cadrans pointe son nez et la pièce aux quatre petites portes donne sur des petits balcons. À nous la vue de Paris et son panorama que nous n’avons pas l’habitude de voir de ce point de vue. Évidemment le balcon ouest est le plus intéressant avec Paris vue de « derrière ». À son exact opposé, nous prenons conscience de l’énormité de la gare avec ses voies la composant.

 

Gare de Lyon Frélie

 


5/5

En bref, une visite vraiment passionnante pour ce lieu chargé d’histoire !
Si vous voulez la visiter, j’espère que Paris Face Cachée 2017 proposera une nouvelle visite de ce lieu unique. Sinon, vous pouvez toujours essayer de vous y rendre lors des journées du Patrimoine, notre guide nous a assuré que la tour serait visitable pour l’édition 2016 🙂


INFOS PRATIQUES

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Fré

Fré

Fré est la caution historique de Frélie. Elle est passionnée par l'Histoire de France, par la photo et par le partage de ces découvertes. Vous la croiserez certainement déambulant dans un musée avec son appareil photo à la main (ou son smartphone pour prendre des photos en cachette).

2 commentaires

  • SKTV
    17 février 2016 à 12 h 48 min

    Ah Bravo ! Moi j’ai abandonné ! Non seulement, il n’y a pas beaucoup de visites organisées autour de mon thème de prédilection (polar, crime, etc…), mais comme tu le dis, les résa qui sont déjà toutes parties au moment où les inscriptions commencent… Cette année, je n’ai même pas consulté le programme. Mais bien, joué, l’horloge de la Gare de Lyon est une superbe visite ! Merci de l’avoir partagée…

  • Charlène Jiho
    13 juin 2016 à 18 h 51 min

    Je ne savais même pas qu’il y avait un endroit aussi chouette dans cette gare !

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